Pour le deuxième match de l’année, le visiteur était à nouveau Dundonian. Après United, c’était donc au tour de Dundee FC de venir tester l’équipe de Gordon Strachan à Celtic Park en Coupe d’Ecosse. Face à une équipe de l’échelon inférieur, le manager des Bhoys choisissait une formation relativement forte, avec Stephen McManus, Scott Brown, Shunsuke Nakamura et Scott McDonald, tout en relançant des joueurs de retour de blessure (Marc Crosas, Jan Vennegoor of Hesselink), habitués au banc (Paul Caddis, Glenn Loovens) ou de suspension imposée par le club (Aiden McGeady). Pas de surprise au final. Les Hoops ont totalement dominé la rencontre, mais comme trop souvent cette année, sans jamais parvenir à tuer tout espoir chez l’adversaire. Une cagade en défense leur avait même donné l’avantage, et les Bhoys mirent un peu de temps à s’en remettre. Heureusement, un Scott Brown au volume de jeu décidément impressionnant avait créé le mouvement vers l’égalisation qu’il finissait lui-même, et un Aiden McGeady un peu brouillon profitait d’une superbe ouverture de Lee Naylor dans la profondeur pour se trouver le chemin du but. La première mi-temps s’achevait ainsi, sur le score de 2 buts à 1. Malgré quelques jolis mouvement dans la seconde période, le Celtic se contentait de maigre avantage, ce qui causa quelques frayeurs bien inutiles en toute fin de rencontre, notamment lorsqu’un Artur Boruc peu inspiré manqua de peu le doublé de boulettes. Un match à oublier donc. Le prochain défi sera encore moins relevé : un derby contre Queen’s Park ou bien Peterhead.
Celtic Park n’est plus cette forteresse imprenable. Dans leur Paradise, antre autrefois presque inexpugnable, les Hoops n’ont remporté qu’une de leurs trois rencontres de Ligue des Champions cette saison, contre une équipe de Villarreal peu motivée car déjà qualifiée pour les huitièmes de finale de la compétition et qui se trouvera rapidemen réduite à dix hommes après l’exclusion un peu étrange de leur attaquant principal. A court d’inspiration comme trop souvent depuis une année et incapables de convertir un pénalty, les Bhoys ne sont pas parvenus à s’imposer face à une faible équipe danoise, Allborg, et il leur a manqué un brin de réussite pour renouveler l’exploit de vaincre les Champions d’Europe en titre un après le petit triomphe face au Milan AC. En championnat, la situation n’est guère brillante non plus si l’on se réfère aux habitudes prises. A une défaite en derby au mois d’août se sont ajoutés deux matchs nuls concédés face aux équipe luttant pour la troisième place, Hearts et Dundee United. Les Hoops se retrouvent ainsi à engranger plus de point à l’extérieur que dans leur stade qui donnait l’impression d’hypnotiser l’adversaire acceptant sa défaite promise dès avant le coup d’envoi. Pire, sans la victoire arraché la semaine dernière par le Celtic, la Montagne du Serpent se serait affublé du titre honorifique de terre inviolée en 2008.
Artur Boruc, gardien de but du Celtic et international polonais, a prouvé la semaine dernière sur la Montagne du Serpent (photo ci-dessous) qu’il était bien l’un des tout meilleurs à cette position dans l’histoire de club. La bourde d’Easter Road a été effacée par Il y a peu, Gordon Strachan s’est attaché les services d’un autre Polonais passé par le Legia Varsovie et officiant en Ecosse, Lukasz Zaluska, qu’on a pu apercevoir hier à Celtic Park dans les buts de Dundee United. Les rumeurs d’un départ de l’idole des Tims ont donc repris, même si le manager des Hoops a laissé entrevoir que Boruc resterait à Glasgow pour le long terme. Le feuilleton Artur Boruc n’est pas terminé !
Mener par deux buts d’avance en produisant du beau jeu, tel était le souhait de nombreux supporteurs du Celtic déçus à raison des piètres performances des Bhoys au mois de décembre. On pouvait regretter de ne pas avoir converti les nombreuses occasions créées sous l’impulsion d’un Scott Brown étincelant dans la première heure de jeu. Hélas, un coup-franc concédé à la suite d’une très mauvaise relance de Paul Hartley est parvenu à enrayer la belle mécanique des Hoops, qui était finalement bien fragile. Un nouveau match commençait, dominé par Dundee United, et c’est logiquement que les hommes de Craig Levein égalisaient. Sur l’ensemble du match, le Celtic ne méritait probablement pas de laisser deux points, mais il faut donner crédit aux Arabs d’avoir fait le pari du jeu, et d’avoir toujours cru en leurs chances, même menés de deux buts.
Cette superbe vidéo réalisée par Jitterbugbhoy nous narre l’histoire improbable et sublime de la fin du Championnat d’Ecosse de football 2007-2008, Jitterbugbhoy. L’incroyable scénario est signé par Gordon Strachan et les Bhoys. A l’issue de la calamiteuse défaite à domicile contre dix joueurs de Motherwell, j’avoue avoir douté de la capacité des Hoops à atteindre la passe de trois titres de champion successifs. Enjoy !
NB : la vidéo est visible en haute qualité sur le site youtube.
Le Celtic entre dans la nouvelle année fort d’une avance de sept points en championnat. L’esprit des fans est toujours grisé par la victoire difficilement obtenue samedi dernier sur la Montagne du Serpent, au terme d’un match terne dont seul le splendide but de Scott McDonald restera sans doute dans les mémoires. “Yes, he can”, comme s’écriait Ian Crocker, le commentateur de Setanta.
Life in Paradise va peut-être reprendre régulièrement avec la nouvelle année, mais de manière moins exhaustive qu’avant. Bonne année à tout le monde.
Piètre performance des Bhoys. Cette victoire a tenu à un pénalty pour une faute provoquée par Jan Vennegoor of Hesselink qui n’est pas souvent sanctionnée de la sorte en Ecosse dans ce contexte. On n’oubliera pas que l’arbitre avait ignoré le contact entre le gardien des Buddies et l’attaquant néerlandais. Bien organisés, les joueurs venus de Paisley n’ont pas été souvent inquiétés par les Hoops visiblement à court de rythme. Quelques maigres occasions auraient permis d’enjoliver quelque peu la première prestation de la saison, mais on devait se contenter d’un pénalty tiré par Robson et qui ricochait sur le gardien, à l’image de la performance du Celtic. L’équipe de Gordon Strachan n’aura pas laissé de points cette fois-ci, mais doit se contenter d’une quatrième place partagée avec deux autres équipes à l’issue d’une première journée qui aura connu quelques surprises, avec notamment la première victoire d’Inverness CT chez son rival du Nord Aberdeen, et surtout celle du promu Hamilton face à l’ambitieux Dundee Utd. Des Hoops prennent la tête comme ont pouvait s’y attendre, mais elles ne sont pas de la couleur espérée. Les cercles rouges et blancs des Accies sont donc les premiers leaders du championnat 2008-2009.
Life in Paradise revient comme les Bhoys pour la nouvelle saison, sous une forme peut-être plus allégée que l’an passé. D’ici quelques heures, le drapeau du Championnat d’Ecosse flottera à nouveau sur Celtic Park, pour la troisième année consécutive. Il sera dévoilé par Rosemary Burns, la femme de feu Monsieur Celtic.
L’adversaire du jour , St-Mirren, n’aura d’autre objectif que le maintien cette saison. Méfiance tout de même, car les joueurs devront se remettre dès le coup d’envoi dans le rythme de la compétition que n’ont pas redonné quelques matchs amicaux. Il faudrait éviter la décevante ouverture de l’an passé (0-0 contre Kilmarnock) et de laisser des points à domicile contre ces mêmes Buddies venus chercher un match nul l’hiver dernier. Les Hoops pourront également ne pas s’inspirer sur ce match de la performance des Lisbons Lions en novembre 1966 (photo ci-desssus), tenus en échec par St-Mirren sur le score de 1-1, avec ce but de Joe McBride refusé pour hors-jeu.
La grande famille du Celtic est aujourd’hui en deuil. L’une de ses figures les plus attachantes et les plus populaires, Tommy Burns, a succombé la nuit dernière à une seconde bataille contre le cancer. Il avait cinquante et un an. Les nouvelles n’étaient guère rassurantes depuis quelques semaines, et sont malheureusement désormais confirmées. Tommy Burns était l’achétype du Celtic Man. Fan de la Grand Old Team, il était devenu un joueur essentiel des années 1980, toujours proche des supporteurs qui lui rendaient bien son affection. Son discours de Hampden Park à l’issue du dénouement inespéré de la finale de Scottish Cup du centenaire en 1988 est entré dans la légende du club. Il fut ensuite un manager apprécié pour la beauté du jeu déployé, quand bien même ses carences défensives l’empêchèrent de remporter un titre en championnat. Encore au club comme assistant de Gordon Strachan jusqu’au début de cette année avant que la maladie ne le contraigne à prendre du recul, Tommy Burns restera dans les mémoires comme Monsieur Celtic.
Un rapide petit mot pour se rappeler qu’il y a dix-neuf ans, 96 supporteurs de Liverpool disparaissaient dans la tragédie de Hillsborough. L’an passé, les fans du Celtic s’étaient associés à ceux des Reds dans leur mouvement de protestation contre l’ancien éditorialiste du Sun Kevin MacKenzie, coupable de désinformation indigne, et répétée. L’année prochaine, le Celtic jouera un match amical à Anfield à la mémoire des 96 pour le triste vingtième anniversaire. Peu après le drame, les Hoops avaient accueilli Liverpool pour le premier Hillsborough Testimonial.
Les lecteurs réguliers de Life in Paradise auront pu le constater depuis quelques semaines, ce blog reste en sommeil… il est en effet difficile de concilier une activité professionnelle bien chargée avec le compte-rendu quotidien de l’intense vie celtique ! Je n’ai même pas pu faire le déplacement à Barcelone ! J’espère retrouver un peu de temps bientôt pour commenter la fin de saison, terminer certains articles en cours sur l’histoire du Celtic, poster quelques photos, et parler un peu d’Irlande et d’Ecosse.
John Lennon ne fut pas le seul Beatle sensible à la question d’Irlande. Par cette chanson des Wings écrite avec sa femme Linda, Paul McCartney réagissait vivement au Bloody Sunday. Elle fut publiée le 25 février 1972, moins d’un mois après le tragique événement, interdite d’antenne sur les ondes britanniques. Cela ne l’empêcha d’atteindre la seizième place au hit-parade de l’UK, mentionnée par un pudique “a record by the group Wings“. Quel exemple de respect de la liberté d’expression ! Sans surprise, le single était en tête des charts de la République d’Irlande, comme de l’Espagne. Cela ne perturba guère la suite de la carrière de Paul McCartney, et la principale victime de cet épisode fut le frère de Henry McCullough, le guitariste des Wings originaire de Derry, tabassé à Belfast en quise de représailles. Et pourtant, les paroles de la chanson sont dignes des Bisounours !
Alors que le cinquième tour de la Scottish Cup n’a pas encore livré le nom de la totalité des huit qualifiés pour le dernier round avant Hampden Park, le tirage au sort des quarts de finale a été effectué dans la foulée du passionnant match sans but disputé à Easter Road entre Hibernian et l’Anti-Football FC. Une seule confrontation opposera deux clubs de l’élite écossaise, celle entre Aberdeen et le Celtic qui se disputera le 8 ou le 9 mars tout au nord de la Calédonie. Cinquième au classement, le Sheep est moins fringant que la saison dernière malgré un bon parcours européen, et Pittodrie n’est plus une terre aussi difficile pour les Bhoys, invaincus là-bas depuis décembre 2001. A une seule reprise ces vingt dernières années, Aberdeen a accueilli le Celtic, pour une belle victoire des Hoops grâce à des buts de John Hartson et de Stilian Petrov. Autant dire que le Champion en titre reste favori pour atteindre les demi-finales et Hampden Park pour défendre sa Coupe d’Ecosse.
Les autres rencontres, avec peut-être un petit derby glaswégien : Queen of the South v Motherwell / Dundee ; Ross County / St Johnstone v St Mirren / Dundee Utd ; Hibernian / Rangers v Livingston / Partick Thistle.
Dès l’échauffement d’avant match, le nouvel attaquant du Celtic, Georgios Samaras se faisait remarquer avec ses souliers d’un orange qu’on ne pouvait ignorer.
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