Retrouvailles avec Oscar Wilde
Lorsque je flane dans une librairie, vient toujours un moment où je m’attarde au rayon consacré à l’Irlande, s’il y en a un. Peu avant les fêtes de fin d’année, je trouvais ainsi un petit ouvrage écrit par un diplomate français qui fut en poste à Dublin au début de la décennie. Quatuor Irlandais, d’Erik Egnell, consacré à quatre figures irlandaise ayant un lien avec la France. L’une d’elle est Oscar Wilde. Si cet ouvrage n’est pas de la meilleure qualité, il m’a fourni le prétexte de me plonger à nouveau dans l’univers de l’auteur du Portrait de Dorian Gray, que j’ai découvert au lycée, grâce à une professeur d’anglais qui nous fit travailler le texte d’une pièce de théâtre adaptée de ce dernier roman, et dont nous vîmes la représentation par une troupe anglaise habituée des tournées en Bretagne. Une autre année, nous eûmes droit à Harold Pinter.
Cela faisait quelques années que j’avais abandonné Wilde. Malgré ses défauts, le livre d’Egnell me redonne l’envie de lire et relire l’oeuvre de l’Irlandais, parfois considéré comme un petit maître. A tort selon moi, car si elle n’est pas pléthorique, elle reste variée à l’extrême (roman, nouvelles, contes, théâtre, poésie, correspondance) et son influence sur ses contemporains et postérieurement est grande. Wilde a sûrement mis l’essentiel de son génie dans sa vie, en faisant de celle-ci une aventure passionnante que je vais essayer de traiter à sa juste mesure.


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