Il y a 26 ans, Bobby Sands entamait sa grève de la faim

Le leader des prisonniers de la prison de Maze membres de l’Irish Republican Army (IRA), Bobby Sands, ne choisissait pas cette date du 1er mars par hasard pour entamer une grève de la faim dans le but d’obtenir le rétablissement du statut de prisonnier politique. Cinq ans plus tôt, jour pour jour, le gouvernement de Londres abolissait en effet cette catégorie de détention spéciale, qui dispensait ses bénéficiaires de différentes obligations, comme celle de porter un uniforme, et leur octroyait quelques droits, comme celui d’écrire et de lire comme bon leur semblait.
Cette nouvelle grève de la faim[1], succédant notamment à celle de 1980 dans la même centrale, allait devenir la phase finale des protestations contre la manière dont les prisonniers de l’IRA et des autres organisations républicaines étaient traités, notamment la blanket protest que lançait le premier Volontaire engeôlé sous ce nouveau régime de droit commun. Elle marque également le symbole d’une modification irréversible de l’équilibre des pouvoirs au sein du Mouvement Républicain. En effet, les prisonniers, qui comprenaient souvent seulement dans les H-Blocks le sens et l’histoire de leur cause, étaient forcément contraints de ne mener la lutte que politiquement. Cette protestation pacifique allait donc donner définitivement le leadership à cette aile politique incarnée par le Sinn Féin.
D’ailleurs, l’état-major militaire de l’IRA avait désapprouvé cette nouvelle grève de la faim, et tenté d’empêcher le chef charismatique des Prisonniers de guerre, pour reprendre la terminologie républicaine, d’inaugurer le mouvement. Bobby Sands ne concevait pas son rôle autrement que d’être le premier au front. Le 1er mars 1981, celui qui signait du prénom de sa soeur tant aimée ses messages secrets, Marcella, cessait donc de s’alimenter.
J’entame ainsi un hommage aux hunger strikers de 1981. Après avoir manqué les célébrations du vingt-cinquième anniversaire de leur sacrifice. Vingt-six, finalement, c’est un bon chiffre, le nombre de comtés libérés du joug anglais.
[1] Voir par exemple l’exemple de Fran Stagg.

[...] de la Provisional Irish Republican Army (IRA provisoire), les premières réactions à la protestation de Bobby Sands ne témoignaient pas d’un soutien particulièrement marqué, ni d’une [...]
Premières réactions au jeûne de Bobby Sands « Life in Paradise a dit ceci le 3 mars 2007 à 11:56 |
[...] semaines après le début de la grève de la faim de Bobby Sands, Francis Hughes entamait à son tour la protestation qui allait le mener au sacrifice suprême. [...]
Francis rejoint Bobby « Life in Paradise a dit ceci le 15 mars 2007 à 9:38 |
[...] 22 mars 1981, une union particulière fut célébrée dans la prison de Maze. Trois semaines après Bobby Sands et une semaine après Francis Hughes, Raymond McCreesh et Patsy O’Hara devenaient les [...]
Raymond & Patsy « Life in Paradise a dit ceci le 23 mars 2007 à 12:27 |
[...] Sands, candidat du Sinn Féin Le 26 mars 1981, Bobby Sands avait entamé sa grève de la faim depuis déjà vingt-cinq jours que le Sinn Féin le désignait comme candidat du parti républicain [...]
Bobby Sands, candidat du Sinn Féin « Life in Paradise a dit ceci le 27 mars 2007 à 9:58 |
J’ai jamais compris la blague “C’est quoi le nyuméro de Bobby Sands ? – 8néant 8néant 8néant”. La honte.
Je me demande se que penserai Bobby Sands de l’Irlande du Nord actuelles…