Cela devait finir par des larmes…
Ecosse 1-2 Italie. Hampden Park, 17 novembre 2007.
Les attentes euphoriques d’une Ecosse mobilisée dans son ensemble pour l’ équipe nationale comme jamais depuis la Coupe du Monde 1978, cette incroyable campagne médiatique malheureusement ternie par quelques dérives chauvines voire même xénophobes dans le cas de Chick Young, éditorialiste à la BBC Scotland, c’était trop. A trop copier ce qui se fait au sud du mur d’Hadrien, on risque une plus grande déception. Il n’y aura pas d’Ecossais à l’Euro 2008, et pas d’Irlandais non plus. Ces derniers n’ont pas même réussi à s’imposer à Cardiff pour une dernière rencontre sans autre enjeu que l’honneur d’une troisième place inutile. Tout au plus a-t-on pu voir un bon Aiden McGeady dans le dernier quart d’heure. Hier, l’Irlandais de Glasgow manquait peut-être à cette équipe calédonienne, mais c’est une autre histoire. On ne verra sans doute qu’un Bhoy à l’Euro 2008, Artur Boruc, qualifié avec la Pologne, et peut-être aussi Maciej Zurawski s’il est encore au club à ce moment-là. En créant la surprise dans un groupe de qualification pour le moins relevé, en battant la France à deux reprises, et surtout, en ne concédant qu’une défaite face à des adversaires réputés plus faibles, le onze écossais avait bien préparé cette cruelle désillusion, une spécialité locale à laquelle les membres de la Tartan Army doivent se résoudre tant bien que mal. Another glorious failure. La journée se devait d’entrer dans l’histoire du football, et finalement ce sont les Italiens qui l’ont écrite. Pour la première fois, la Squadra Azzura s’est en effet imposée en Ecosse, et surtout, elle a été célébrée en France, belle ironie quand on se souvient des réactions amères à la suite de la finale de la dernière Coupe du Monde.
On pourra regretter qu’un arbitre en-dessous de tout, pour reprendre le mot d’une supportrice italienne, ait perturbé le déroulement de la rencontre. A 1-0 pour l’Italie en première mi-temps, M. Gonzalez a commencé par refuser un pénalty pour une main pourtant plus évidente que celle qu’il avait lui-même sifflé à l’encontre de Shaun Maloney à Celtic Park il y a un an. En face, c’était Manchester United. On sait pas non plus pourquoi le piètre sire a refusé un second but à l’Italie, pour un hors-jeu que seul son assistant également nul aurait vu, ou pour un contrôle de la main. Ce dernier fera fort en seconde période, signalant hors-jeu un James McFadden malgré la présence de deux défenseurs italiens trois mètres plus bas au départ de la passe. Selon l’interprétation que l’on fait des règles, le but de Ferguson aurait également pu / dû être annulé, et pour finir, même un irréductible Tim n’aurait trouvé matière à siffler une faute contre Hutton, représentant de l’Anti Football FC, dont le coup-franc amènera le but de la victoire de Panucci. Et pourtant, si j’arbitrais au niveau international, je ne me priverais pas de la moindre occasion de sanctionner durement l’arrière droit écossais, qui fut autant bon sur le plan offensif que médiocre défensivement !
1-0, 1-1, 2-0, 2-1, 1-1… Le score aurait dû évoluer si différemment qu’on est bien en peine de déterminer le juste rapport de force sur l’ensemble du match, à moins de succomber au piteux cliché qui voudrait que les erreurs d’arbitrage se compensent. Toujours est-il que les Dark Blues ont fait douter les Champions du Monde après que M. Gonzalez ait décidé que le score devait être de un but partout. La rentrée du rapide et combatif Kenny Miller, qui aurait d’ailleurs préféré Derby County à l’AS Roma, apporta un supplément offensif à une équipe qui commençait enfin à se croire capable de véritablement bousculer la Squadra Azzura. Si le but précoce du très bon Luca Toni n’avait pas réussi à réduire Hampden Park au silence, il avait rendu caduque la tactique défensive d’Alex McLeish qui avait fonctionné à deux reprises face à la France. Malgré quelques bonnes occasions sur des coups de pied arrêtés, comme la tête de David Weir repoussé par Pirlo sur la ligne, les Ecossais n’ont pas su de suite trouver une configuration plus offensive. A leur décharge, l’aisance des Italiens à porter la balle en zone dangereuse les contraignaient à la prudence, dans l’attente d’une bonne période. Celle-ci vint naturellement après l’égalisation quelque peu chanceuse. James McFadden, si souvent héros dans cette compétition qu’on ne saurait lui en vouloir, eut une première ouverture, excentré sur la droite de la surface de réparation italienne, mais tira dans le petit filet, alors même que deux de ses partenaires étaient démarqués au second poteau. Peu après, Faddie se trouvait à ce même endroit, alors que Kenny Miller débordait sur le flanc droit de la surface. L’ancien Bhoy fit le bon choix, en centrant la balle à ras-de-terre. Un défenseur italien se retenait de la toucher pour ce qui aurait sans doute été un but contre son camp, et elle revint donc à McFadden en position idéale. Hélas pour les Calédoniens, le héros de Paris manquait le cadre. La chance écossaise était passée, et Pirlo finissait de détruire les derniers espoirs, en démontrant aux experts français, comme lors de la victoire italienne à Bari, qu’un centre précis pour la tête d’un partenaire est une arme payante face aux grands gaillards écossais.
Alors voilà, c’est fini. L’Italie m’aura au moins évité d’entendre mes amis d’Alba souhaiter une défaite française en Ukraine, qui aurait pu qualifier les Dark Blues s’ils avaient tenu le match nul. Cela se termine par des regrets, alors même qu’au moment du tirage des groupes de qualification, bien peu d’Ecossais croyaient en la chance de leur équipe de jouer le billet pour les Alpes jusqu’au bout. La soif de victoire est apparue et a grandi au fur et à mesure des succès, et comme l’outsider attendu, l’Ukraine, a déçu, une fenêtre s’est entrouverte pour l’Ecosse. En effet, l’Italie se cherchait au travers de ses crises, et s’égarait parfois selon les choix contestés d’un sélectionneur qui ne fait pas l’unanimité. De son côté une France sans génie, sans inspiration et presque sans âme restait empêtrée dans les schémas défensifs guère plus attractifs que les tactiques de Smith et McLeish face aux trois grandes équipes du groupe. Ces options sont payantes, même si le beautifiul game en pâtit, et elles ont également manqué de profiter à l’Ecosse. Dommage pour elle. Il va lui falloir construire sur cet échec, et véritablement lancer une nouvelle génération prometteuse. Que de chemin parcouru depuis la période Vogtsienne, et l’ère des mercenaires venus des divisions anglaise inférieures ! Mais si les Dark Blues ont pu croire approcher les meilleurs, il en reste encore pour aborder ces équipes avec les meilleures chances de s’imposer, et en finir avec les glorious failures. Le destin peut être modifié, comme la France championne du monde des matchs amicaux l’a montré en 1984.

Non y avait pas de penalty pour l’Ecosse en 1ère mi-tps, pas de main italienne puisque le joueur à le bras collé au corps…à moins qu’il se fasse amputé ou met son bras derrière le corps. La main contre MU (j’avais compris qu’elle était de Gravesen même si il me semblait sur les images qu’elle soit de Maloney) était plus flagrante alors que la faute sur Jarosik qui amène le but de Nakamura sur cf apparait plus comme une simulation.
L’Italien fait un mouvement de son corps pour détourner la balle de la main. S’il ne bouge pas, le ballon passe. Et je n’irais pas traiter Jarosik de simulateur, car il y avait contact. De toute manière, cet arbitre est mauvais. Ce n’est pas le seul, et ça ne devrait pas nuire à sa carrière.
oui , cet arbitre a detruit.